Le Cloud : services, avantages et inconvénients

Le Cloud est un phénomène récent, c’est un panel de services accessibles directement en ligne et dont la valeur ajoutée tient principalement à la plus grande flexibilité qu’ils offrent. Ce phénomène peut encore s’avérer flou pour bon nombres d’utilisateurs et d’entreprises. Voyons plus en détail quelles sont les tendances de la « cloudification », quels sont ses avantages et ses inconvénients.

  • 1. Qu’est-ce que la « cloudification » ?

    Apparue dans les années 2000, la technologie du Cloud consiste à virtualiser des données de stockage ou des logiciels, c’est-à-dire à les faire passer du traditionnel disque dur implanté sur nos  ordinateurs à des serveurs distants gérés par le fournisseur, et accessibles via le réseau internet.

     

    Aussi appelée « cloud computing », la « cloudification » désigne donc aussi bien la tendance à la virtualisation des données que les modalités d’accès à ces ressources numériques sur internet.

     

    a)     Les solutions logicielles du Cloud

     

    Dans le Cloud, différentes solutions logicielles sont proposées aux utilisateurs. Parmi elles, les plus répandues sont celles offertes par Amazon Web Services, Microsoft Azure, IBM etc… De manière assez simple, elles peuvent se regrouper dans les trois catégories suivantes :

    • IaaS (Infrastructure as a Service) : cette offre permet à l’utilisateur de louer des serveurs virtuels à la demande. Concrètement, l’utilisateur loue - selon ses besoins - de « l’espace octet », ou encore de la capacité de stockage et de calcul. Ses besoins peuvent être influencés par les divers pics d’activité que la société peut rencontrer au cours de l’année. Par exemple, les e-commerçants vont avoir besoin d’augmenter leurs ressources humaines,  mais également l’espace de stockage requis, lors des fêtes de fin d’année.
    • PaaS (Platform as a Service) : le client loue des plateformes sur internet (des environnements de travail) où il peut effectuer du développement web. L’infrastructure sous-jacente est constituée de serveurs d’applications, de bases de données et d’outils de développement (langage de programmation, …).
    • SaaS (Software as a Service) : avec cette offre globale, "prête à l'emploi", le client externalise ses applicatifs métiers (CRM, RH, comptabilité, etc.), qui se retrouvent alors administrées par le prestataire. Il y accède en ligne, sur demande, et paie à l’utilisation. Aujourd’hui, certaines solutions peuvent faire l’objet d’un paiement à la seconde (cf. Outscale).

     

    b)     Cloud public vs Cloud privé

     

    Généralement, on distingue le Cloud public (sur lequel les ressources sont mutualisées) du Cloud privé (où chaque client a son propre environnement dédié). Quel que soit le type de Cloud, la performance du service dépend de trois facteurs clés :

    • La qualité de la solution logicielle et du support lié ;
    • La disponibilité de la solution logicielle (qui repose directement sur l’efficacité du Datacenter dans laquelle elle est hébergée et sur la connexion internet) ;
    • La sécurité de solution (elle aussi grandement liée à la sécurité du Datacenter).

     

    Pour plus d’informations sur cette distinction, merci de lire l’article : Cloud privé, Cloud public et Cloud hybride : quelles différences ?

  • 2. Cloud en France : quelques chiffres clés

    D’après une étude réalisée par le cabinet PAC (Pierre Audoin Consultants) en 2014[1], 55 % des entreprises françaises ont eu recours aux services du Cloud dans leur activité (contre seulement 29 % un an plus tôt). Parmi elles, un peu plus de la moitié (54 %) ont utilisé des solutions SaaS et le reste s’est tourné vers l’offre IaaS. Cette dernière solution intéresse davantage les PME qui y hébergent leurs applications, leurs sites web. Enfin, utilisé par 18 % des entreprises, le PaaS reste l’apanage des développeurs. Selon la même étude, le marché du Cloud en France représentait 5 milliards d’euros fin 2014, et devrait atteindre plus de 7 milliards d’euros en 2018.

     

    En complément, les services qui gravitent autour du Cloud se développent également. On parle de missions de conseil, d’infogérance et d’intégration, etc. Concrètement, ces dépenses se sont élevées à environ 1,2 milliard d’euros en 2014 avec une hausse anticipée de 39 % d’ici 2018.

     


    [1] http://www.zdnet.fr/actualites/chiffres-cles-le-marche-du-cloud-computing-39790256.htm

     

  • 3. Pourquoi aller dans le Cloud ?

    Les avantages du Cloud computing sont multiples :

     

    • La mise à disposition immédiate de nombreuses applications et environnements de travail.
    • La mise à jour systématique des solutions logicielles par les fournisseurs,  ce qui ôte une préoccupation régulière de l’activité du département SI.
    • La prise en charge de la maintenance par le prestataire selon des clauses garantissant un SLA (Service Level Agreement) adéquat.
    • Le partage simplifié des données entre les utilisateurs. Les solutions de Microsoft et de Google, respectivement Office 365 ou Google docs, en sont de bons exemples.
    • Une puissance de calcul éventuellement plus élevée si besoin.
    • Une plus grande flexibilité qui se traduit par un accès libre et immédiat, à tout moment et de n’importe où, ce qui se révèle essentiel lorsqu’un collaborateur est à l’extérieur et ce qui a fait le succès de Saleforce.
    • La transformation de dépenses d’investissement en charges d’exploitation.
  • 4. Quels sont les risques du Cloud ?

    Le principal risque lié à l’utilisation du Cloud concerne la confidentialité et la sécurité des données. En effet, en cas de vol ou de perte d’informations « sensibles » (dont l’impact sur l’activité entraîne de lourde pertes financières), suite à un disfonctionnement ou à un piratage informatique, les conséquences peuvent être graves pour une entreprise.

     

    De même, le Patriot Act pose un réel enjeu de protection des données personnelles et professionnelles (cf. Le Cloud et la sécurité des données informatiques). Pour répondre à cette problématique, des fournisseurs français comme OVH, Outscale, Ikoula représentent un gage supplémentaire de souveraineté des données.

     

    Ces risques se posent d’autant plus depuis que l’hébergement se fait en dehors de l’entreprise, et donc depuis que le contrôle ne dépend plus seulement d’elle. C’est donc au fournisseur de fournisseurs Cloud de prendre les mesures nécessaires pour protéger les données (en complément de la sécurité assurée par le Datacenter). Le client doit s’assurer que son prestataire propose une sécurité exhaustive, englobant l’intégralité de ses données, par le biais de services de rétablissement ou de récupération de ces dernières. De plus, l’utilisateur doit lui-même prendre des précautions : mots de passe sécurisés, sauvegardes régulières, cryptage, etc…

     

    En outre, il existe aujourd’hui des certifications nous vous invitons à voir à la fin de l’article Le Cloud et la sécurité des données informatiques

Le Cloud est donc un écosystème pratique aussi bien pour stocker des données en ligne que pour faciliter l’utilisation ou l’exploitation de solutions logicielles. Cependant, l’hébergement des données dans le Cloud soulève des questions de confidentialité et de sécurité qui peuvent inquiéter les utilisateurs. Même si certaines solutions garantissent la sécurité des données, les Directeurs des systèmes d’information restent prudents aujourd’hui avant de s’engager. Le Datacenter de proximité peut alors être une solution pour répondre à cet enjeu.

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